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Brésil: une économie réelle

Depuis que le Brésil a annoncé en début de semaine la création d’une taxe de 2% sur les fluix d’entrée de capital étranger, la nouvelle a été relayé par toute la presse internationale.                                             

Parmi les pays qui ont résisté à la première « grande » crise économique globale, le Brésil qui a rapidement retrouvé le chemin de la croissance, est la cible d’une très forte demande des investisseurs étrangers. «Tout le monde veut être au Brésil en ce moment« , a déclaré un analyste du Financial Times. Le journal americain poursuit son article en disant que le système bancaire est solide et la progression des classes de consommateurs a contribué à éliminer l’effet du ralentissement économique, transformant le Brésil en l’un des rares endroits à succès dans le monde.

Dans la même ligne que le Financial Times, le journal espagnol El Pais, a déclaré: « La bourse brésilienne a progressé de plus de 70% en un an et le réal s’est apprécié de plus de 30% dans l’année: deux signes de force, mais aussi d’un dangereux réchauffement. » Ou plutôt d’un risque de surévaluation de la monnaie, pour un pays au système de change fluctuant.                                                                                                 

La décision du gouvernement brésilien de mettre en œuvre cette action de prévention a pour objectif majeur de lutter contre la volatilité de la monnaie. Dans son discours, suite au conseil d’administration de la Petrobras, le ministre des Finances Guido Mantega, a déclaré que l’objectif du gouvernement de taxer de 2% les investissements étrangers sur les placements boursiers et sur les placements a rendement fixe est d’éviter une «bulle» sur le marché boursier et la surévaluation du réal, qui, dit-il, pourrait «causer des dommages à l’industrie nationale. »                                                                                                       

Pour reprendre les mots du Cinco Días, le grand quotidien financier espagnol,  « Le Brésil choisi pour les Jeux Olympiques de 2016 a le vent en poupe, mais se refuse de devenir la prochaine bulle. »

En taxant le capital spéculatif, le Brésil montre la maturité de son système financier.

D’autre part, un groupe d’analystes pense que l’initiative sera peu efficace pour contenir l’appréciation du real par rapport au dollar. «… si la vraie valorisation est due à l’évolution des relations commerciales du Brésil, il n’y a pas grand chose que le gouvernement puisse faire. Un taux de change surévalué peut réduire la compétitivité, mais une des réponses possibles à la réduction de compétitivité pourraît être le cas échéant une augmentation de la productivité… » affirme dans son article l’analyste du Financial Times.

Le ministre Mantega, a toutefois averti que les mesures adoptées ne doivent pas éviter une certaine appréciation du real et a souligné que le risque est la surévaluation de la monnaie. “Je pense que les mesures ne seront pas prévues pour empêcher l’appréciation du real, car il reflète la force de l’économie« , at-il dit. « Et le Brésil est une économie forte. Par conséquent, la monnaie est forte. »  » Ce que l’on a mis en place c’est un péage pour l’entrée excessive (de dollars). »
Malgré les effets négatifs que peut apporter un apport excessif de capitaux, le Brésil connaît un moment exceptionnel.

Qui a dit qu’avoir plus d’investisseurs était un problème? Il ne reste au Brésil qu’à continuer à prendre les bonnes mesures pour trouver l’équilibre entre les volumes de capitaux etrangers, l’appréciation du réal, la compétitivité de son parc industriel et la réponse aux demandes sociales.

 

Par eurobiz le 21 octobre, 2009 dans Economie

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